Message à l’attention des Militants Socialiste
Faites Signer Cette Pétition en Masse Uniquement Aux Militants Socialiste ayant adhérer au PS,Faites Passer Cette Pétition Partout Sur Vos Blogs,Dans Vos Sections,Fédérations,pour ceux qui n'ont pas internet,ect....
On compte sur Vous!!!
A l'attention de : Bureau National du Parti Socialiste & Premier Secrétaire
Nous, militants de base du parti socialiste, réclamons une consultation directe, soit un vote des adhérents en section, afin d'avancer le calendrier du prochain congrès : la rénovation doit commencer sans attendre, elle ne s'accomplira pas du jour au lendemain.
Selon le titre 6 des statuts du parti, il suffit que 15% des adhérents demandent cette consultation sur la date du congrès pour qu'elle ait lieu :
6.11 Consultation directe des adhérents
Sur proposition du (de la) premier(e) secrétaire du Parti, du bureau national, de 35 fédérations, ou A LA DEMANDE D'AU MOINS 15% DES ADHERENTS...
Imposez-vous dans le débat ! Signez la pétition, faîtes-la signer autour de vous, exigeons la tenue d'un congrès anticipé et redonnons la parole aux militants !

Mercredi 19 septembre 2007
Le saviez-vous ? Deux anciens dirigeants de TF1, Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte, comparaîtront bientôt devant le tribunal correctionnel d'Alès (Gard), pour violation et recel du secret de l'instruction.
 
Le Droit de savoir (TF1) avait filmé, et diffusé, les aveux d'assassins présumés, devant les gendarmes.
 
Même TF1 ne peut pas tout se permettre !
 
Le saviez-vous ? La direction de l'AFP a dû modifier un titre de dépêche sur pression du cabinet de Xavier Darcos, ministre de l'Education. Il s'était un peu trop avancé sur une éventuelle réforme du bac ? Qu'à cela ne tienne, l'AFP change son titre.
 
Le saviez-vous ? Non.
 
Vous ne le saviez pas, parce que les medias détestent parler des dérapages des medias.
 
Voilà pourquoi nous avons décidé de recréer Arrêt sur images sur le Net : pour que vous sachiez comment les medias vous informent... ou ne vous informent pas.
 
D'ores et déjà, notre site provisoire vous attend ( http://arretsurimages.net ).
 
Et pour que nous puissions enquêter en toute indépendance, notre première source de financement, ce sera... vous.
 
En cinq jours, vous avez déjà été plus de 10 000 à vous abonner. Si ce n'est pas encore fait, abonnez-vous dès aujourd'hui ( sur http://arretsurimages.net/abonnement ). Plus vous serez nombreux, plus vous nous permettrez de construire un site définitif, indépendant et complet.
 
Egalement au sommaire de cette première semaine de notre site provisoire :
 
Pourquoi dit-on « on a gagné », mais « ils ont perdu » ? Sebastien Bohler vous l'explique.
 
Les 20 Heures de TF1 et France 2 ont prêté (sans complexe) leur antenne au déménagement médiatique (sans complexe) de la ministre Christine Boutin à Lyon. Si vous les avez ratés, ne manquez pas le montage - rattrapage d'Aurélie Windels.
 
Enfin, Elisabeth Lévy fâche (déjà) quelques uns de nos premiers abonnés en écornant l'icône Jacques Martin.
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Vendredi 27 juillet 2007

Sainte Cécilia, Priez pour nous.... Demain elle marche sur l'eau...

      

 

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Vendredi 27 juillet 2007
Le gouvernement répugne à accorder aux fonctionnaires l'augmentation générale des salaires réclamée par les syndicats en compensation des réductions d'effectifs programmées, et préfère, pour relever le pouvoir d'achat, heures supplémentaires et mesures plus ciblées…
 
Les agents de la fonction publique d'Etat ont perçu en moyenne 2.127 euros nets par mois en 2005, soit 0,9% de moins qu'en 2004 compte tenu de l'inflation, selon une étude de l'Insee publiée mardi.
Le salaire brut moyen s'élève à 2.540 euros par mois pour la même année. Mais la moitié du 1,84 million de fonctionnaires d'Etat (titulaires et non titulaires des ministères civils en poste en métropole) ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1.974 euros.
Au bas de l'échelle, 10% d'entre eux ont gagné moins de 1.287 euros nets par mois et, en haut, 10% ont gagné plus de 3.114 euros.
Hors inflation, la rémunération des agents de l'Etat a donc progressé de 1,6% (brut) et de 0,9% (net) entre 2004 et 2005.
Mais les prix ayant augmenté de 1,8% en moyenne annuelle en 2005, les salaires ont en fait diminué de 0,2% (brut) et de 0,9% (net) en euros constants.
Les syndicats de fonctionnaires dénoncent depuis plusieurs années la dégradation du pouvoir d'achat dans la Fonction publique (-6% depuis 2000) et réclament une hausse substantielle du point d'indice.
La rémunération nette moyenne des cadres, à 2.465 euros, a sensiblement diminué en 2005 (-2% en euros constants) de même que celle des employés et ouvriers (1.600 euros -0,4%). Le traitement des professions intermédiaires est quant à lui quasiment stable (1.822 euros -0,1%).
Autre enseignement : les salaires masculins, à 2.312 euros nets en moyenne, restent supérieurs de 15,9% aux salaires féminins (1.994 euros nets).
Selon une méthode de calcul différente prenant en compte seulement les agents présents à la fois en 2004 et en 2005 - et non l'ensemble des fonctionnaires d'Etat - le salaire brut augmente de 1,1% et le salaire net de 0,4% en euros constants.
Cette croissance est toutefois inférieure à celle observée depuis 2000: sur la période 2000-2005, la rémunération des personnes en place deux années de suite a progressé de 1,8% (net et brut) par an, selon l'Insee.
"Ces fluctuations, à la hausse ou à la baisse, sont dues à l'évolution de la valeur du point d'indice (qui sert à calculer le traitement des fonctionnaires) et aux revalorisations catégorielles qui varient d'une année sur l'autre en fonction des négociations salariales", précise l'institut.
L'étude révèle par ailleurs que la proportion des corps les plus qualifiés et donc les plus rémunérés dans la fonction publique d'Etat s'est accrue par rapport à 2004. En 2005, on compte 57,3% d'agents de catégorie A, la plus élevée, (contre 55,8% en 2004), 13,3% de catégorie B (contre 14,5% en 2004).
La baisse des agents de catégorie B est notamment la conséquence de la transformation des emplois d'instituteurs (catégorie B) en professeurs des écoles (catégorie A). Des changements qui représentent au total +0,8% dans l'évolution du salaire net moyen, selon l'Insee.
Le salaire brut des fonctionnaires d'Etat s'obtient en ajoutant au traitement indiciaire brut l'indemnité de résidence, le supplément familial éventuel, les primes et les indemnités. Le salaire net est obtenu en retranchant du salaire brut les cotisations sociales ainsi que le contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). – AFP
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Jeudi 26 juillet 2007
A peine pressenti pour le FMI, DSK met son courant au bord de l'explosion. Le député du Val-d'Oise a réuni son état-major le 11juillet à l'Assemblée nationale pour l'inviter au silence : « La moindre de vos déclarations me portera préjudice. » Puis la réunion a tourné vinaigre. Jean-Christophe Cambadélis, bras droit de DSK, cherchant à s'imposer naturellement comme son héritier. Un rôJe que lui conteste la première secrétaire fédérale du Val-de-Marne, Michèle Sabban, celui de Seine-et-Marne, Emeric Bréhier, la sénatrice Nicole Bricq et le conseiller régional Jean-Paul Planchou. Quant à Pierre Moscovici, il a décidé de« prendre du champ ». Autrement dit, d'aller voir ailleurs. Ce qu'ont déjà fait des cadres du PS, réputés proches de DSK, partis flirter du côté d'Eric Besson, le transfuge socialiste rallié à Sarkozy, C'est le cas de l'ex-attachée parlementaire de DSK, Nathalie Bensaïd. Ou encore de Gilbert Cette, économiste de la Banque de France.
Ah, la fuite des cerveaux ! (source Canard enchainé)
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Jeudi 26 juillet 2007
Centrale nucléaire vendue par M. Sarkozy au dictateur Kadhafi : NON, ce n'est PAS pour désaliniser l'eau de mer
 
La désalinisation de l'eau de mer n'est qu'un subterfuge pour tenter de justifier le nucléaire
 
Sous prétexte "d'aider la Libye à réintégrer le concert des nations", le Président français vient de signer un accord pour livrer un réacteur nucléaire au dictateur libyen Kadhafi.
 
Dans cette affaire, M. Sarkozy a commis des fautes majeures et a menti à plusieurs reprises :
 
La désalinisation de l'eau de mer est un faux prétexte Paris prétend que le réacteur nucléaire promis à la Libye servira à désaliniser l'eau de mer. C'est un subterfuge : pour cela, il est bien plus efficace, bien moins cher et bien plus écologique d'utiliser l'énergie solaire, pour laquelle la Libye a des atouts exceptionnels... à condition d'investir dans ce secteur et non dans l'atome. M Kadhafi n'à que faire de désaliniser l'eau, son objectif est d'obtenir à des technologies nucléaires, dans le but d'accéder tôt ou tard à l'arme atomique.
 
La Libye ne doit pas investir dans le nucléaire mais dans le solaire La Libye est très largement auto-suffisante en énergie puisqu'elle regorge de pétrole. Et si elle souhaite se diversifier, elle doit logiquement privilégier l'énergie solaire : l'ensoleillement du pays tout au long de l'année est remarquable. L'énergie solaire est renouvelable, ne produit pas de déchets radioactifs, et ne mène pas à l'arme atomique (mais c'est certainement cela que M Kadhafi lui reproche !)
 
Nucléaire civil et militaire sont indissociables L'actualité (Iran, Corée du Nord) montre que nucléaire civil et militaire sont intimement liés. Ce n'est pas pour rien si les grandes puissances ne croient pas l'Iran qui, pourtant, annonce avoir un programme nucléaire purement civil. Livrer du nucléaire "civil" à la Libye reviendrait à aider ce pays à accéder, tôt ou tard, à l'arme atomique.
 
Livrer un réacteur nucléaire à un dictateur est irresponsable M Kadhafi a certes fini par libérer ses otages bulgares, mais il n'en reste pas moins un dangereux dictateur. Ses sautes d'humeur et ses revirements stratégiques ont été si brutaux depuis près de 40 ans qu'il est rigoureusement impensable de lui faire confiance. Hélas, M Sarkozy ne semble pas avoir pris conscience de ces données pourtant évidentes.
 
Nicolas Sarkozy a menti le 24 juillet Lors de sa conférence de presse le 24 juillet à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a été interrogé par un journaliste qui s'est fait l'écho des accusations portées par le Réseau "Sortir du nucléaire" : celui-ci annonçait que les infirmières bulgares allaient servir de "monnaie d'échange" pour un véritable "troc nucléaire". M Sarkozy a nié l'existence d'un tel arrangement et, le lendemain, M Martinon, porte-parole de l'Elysée, a affirmé qu'il n'était "pas question" de parler de "coopération nucléaire" au cours de la rencontre entre les deux chefs d'Etat mercredi. En réalité, il est clair que cet accord nucléaire était prêt depuis longtemps et qu'il n'a pas été rédigé en quelques minutes dans le palais du dictateur libyen.
 
L'aveu de M Sarkozy sur le "Grenelle de l'environnement" En signant avec M Kadhafi un accord pour développer un programme nucléaire, M Sarkozy avoue involontairement que le "Grenelle de l'environnement", qui doit se tenir à l'automne, ne servira à rien : M Sarkozy a d'ores et déjà décrété que le nucléaire était acceptable sur le plan environnemental (alors qu'aucune solution n'existe pour les déchets radioactifs, et que l'accident nucléaire menace plus que jamais). Les accusations portées par le Réseau "Sortir du nucléaire", qui refuse de participer au "Grenelle", se révèlent encore une fois exactes.
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Mercredi 25 juillet 2007

Le fisc est trop bon

Les dizaines de milliers de bénéficiaires du bouclier fiscal qui ne se sont pas encore manifestés pour obtenir le remboursement de leur trop payé d'impôts vont recevoir une lettre du fisc les invitant à faire valoir leurs droits. C'est ce qu'a annoncé, le 12 juillet, Christine Lagarde à l'Assemblée, au cours de la discussion du « paquet fiscal ».

Une mesure certainement utile pour y les contribuables négligents ou mal informés. Mais cette missive fiscale risque d'en gêner quelques-uns. Nombre de conseillers fiscaux ont dissuadé leurs clients embringués dans des montages un peu acrobatiques de se signaler. Le fisc risque de mettre le nez dans leurs affaires, et de leur infliger un redressement sur les trois dernières années.
Avec la lettre annoncée par Christine Lagarde, plus moyen de faire le mort. Les intéressés seront tenus d'expliquer pourquoi ils renoncent si gentiment à se faire rembourser les sommes parfois grassouillettes qui leur sont dues.
Par solidarité avec les plus démunis, peut-être ? (source canard enchainé)
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Vendredi 20 juillet 2007
" Je vais renfonder le PS"
                                                                             (F. Hollande)


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Vendredi 20 juillet 2007
Maillot Jaune ou Bonnet d’âne :
La France est désormais le premier pays de la zone euro en termes de dépenses publiques : 53.2% du PIB devant la finlande. Après les années, Chirac et les promesses de baisses des prélèvements obligatoires, c’est au tour de Sarko et son paquet fiscal (11.5 à 18 milliard d’euro de dépenses supplémentaires suivant les experts) de nous garantir que la France restera en tête du classement…
 
Lanterne rouge de l’excédent commercial
L’excédent commercial allemand a atteint en mai 17.5 milliards d’euro, tandis que le déficit de la France atteint pour la même période 5.7 milliards d’euro. Et le tout avec le même Euro !
 
Ségolène Royal au Top !
Ségolène passe de 52% à 41 % au baromètre de popularité « Fig-Mag » Sofres(7/7). Cela doit faire encore désespérer bien des éléphants et faire méditer DSK depuis sa prochaine retraite chez Big Apple (siège du FMI)…
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Jeudi 19 juillet 2007

"Je suis engagée dans le bilan de la campagne présidentielle, mais pour ouvrir des perspectives"

Ségolène Royal et son équipe se sont retrouvées dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, et l'après-midi pour une réunion élargie aux élus qui l'ont soutenue et aux experts.

"Je suis engagée dans le bilan de la campagne présidentielle, mais pour ouvrir des perspectives", explique Ségolène Royal. Le but de cette réunion est de "regarder ce qui s'est passé". Elle souhaite qu'"à la lumière de ce qui c'est passé, ce travail, cette réflexion puissent contribuer fortement à la rénovation des idées socialistes, pour faire en sorte que la société française soit mieux connue et que l'espoir qui s'est levé pendant l'élection présidentielle ne soit pas perdu".

Ségolène Royal a en effet décidé de mettre en place"un groupe de coordination" et "des groupes de travail" autour des valeurs qu'elle a défendues pendant la campagne présidentielle et des "insuffisances des réponses concrètes apportées".

"Ce travail sera mis à disposition du parti socialiste" précisant qu'une première synthèse en serait faite le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres), lors de sa rentrée politique.

"Je viendrai régulièrement restituer le produit, le fruit de ces réflexions collectives devant les instances du parti, je viendrai chaque fois que j'aurai avancé dans le cadre de ces groupes de travail sur des idées bien construites et bien structurées, je viendrai, puisque l'occasion m'en est proposée, devant le bureau national du parti socialiste pour les restituer et mettre dans le patrimoine commun".

"J'ai confiance, je suis optimiste, nous allons reconstruire, nous allons rénover, accompagner la société française, répondre au désarroi et aux attentes des militants. Je suis là et bien là, avec eux, je vais le faire avec ma parole libre de femme libre, mais appuyée sur un mouvement collectif , je serai là et bien là au sein du parti socialiste".

"Nous devons tous nous remettre au travail, en examinant avec beaucoup de clairvoyance tous les éléments refondateurs qui se sont levés pendant la campagne, et sur lesquels il faut continuer à travailler".

"J'ai compris mes forces et mes faiblesses. Certes nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives, c'était une belle campagne, on en est fiers. Je ne fuirai pas ce bilan dans ses points forts, dans ses points faibles, dans ses lumières, ses échecs, et ses insuffisances, c'est en ayant le courage de faire ce bilan de vérité et d'authenticité que l'on pourra ensuite bâtir sur des bases très solides".

Côté forces, elle rappelle que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne". Elle évoque également ses "intuitions", même si elles étaient "parfois insuffisamment précises", et les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints".

Ségolène Royal reconnaît, côté faiblesses, que "l'élaboration du pacte présidentiel est intervenue très tard par rapport à celui de Nicolas Sarkozy, qui lui était prêt beaucoup plus tôt".

Elle évoque aussi les difficultés de "traduction" de ces concepts. Ségolène Royal regrette également que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence

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Jeudi 12 juillet 2007
Arnaud Montebourg dans Libération
Ex-porte-parole de Ségolène Royal, député de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg commente les effets de l’ouverture, pistes pour lalivre son diagnostic sur la défaite et l’état du PS et ses rénovation de son parti et de la pratique institutionnelle.
Pourquoi le PS a-t-il autant de mal à résister à l’ouverture de Nicolas Sarkozy ?
C’est le symptôme d’un parti qui a excessivement cultivé le goût de l’intérêt plutôt que l’amour des convictions. Mais c’est aussi la preuve de la faiblesse structurelle du pouvoir sarkozien. Organiserait il un mercato généralisé des compétences et des talents s’il était sûr que ses propres forces suffisent à lui assurer le soutien durable de l’opinion publique ?
Le cas de Dominique Strauss-Kahn, soutenu par la présidence pour la direction du FMI, est gênant pour le PS.
C’est un choix personnel. S’il préfère se soustraire à l’effort qu’il nous faudra tous faire pour recréer une offre politique digne de ce nom à gauche, c’est l’expression de sa préférence, qui le prive malheureusement d’action collective et future.
Et Jack Lang ?
Jack Lang aurait dû demander un mandat au groupe socialiste. Dès lors qu’il n’a pas choisi de le faire avec nous, il reprend sa liberté. Et nous conservons la nôtre. Il devrait savoir qu’on ne peut faire une réforme institutionnelle sur un coin de table, avec quelques personnalités débauchées pour la circonstance.
Le parti n’est-il pas plus mal en point que jamais ?
La décomposition d’un système bâti il y a trente ans est une évidence. Il faut revenir sur les raisons de la défaite, d’abord liée au retard stratégique accumulé par le parti depuis une dizaine d’années, à l’incapacité d’écouter la société, de traiter les problèmes et de les affronter. L’immobilisme est devenu une loi de gestion politique au PS, qui préfère l’esquive plutôt que le traitement des questions. Il y a aussi un deuxième retard, qui est organisationnel : notre parti a continué à vivre sur un système à fracturations multiples de chapelles, de courants et d’écuries. Il a cultivé la division plutôt qu’organisé la recherche des convergences. Ces deux facteurs ont participé à l’échec de notre campagne.
Exonérez-vous totalement la candidate de la défaite ?
Les responsabilités sont partagées. En positif, elle a ouvert des portes, déverrouillé un grand nombre de sujets pour l’avenir. En négatif, elle n’a pas su ou pu rassembler et faire travailler les forces disponibles. Où en êtes-vous de votre soutien à Ségolène Royal ? Je suis un loyal serviteur des causes que je défends. Cependant, les urgences, aujourd’hui, ne sont pas posées en termes de leadership. La priorité, c’est la transformation de la donne politique à gauche, et ce travail prendra un peu de temps.
De ce point de vue, le calendrier proposé par François Hollande devrait vous satisfaire ?
Je ne l’ai pas approuvé, et m’y suis à grand-peine résigné.
Les socialistes ne semblent pas tout à fait d’accord sur ce que sera leur opposition. La rénovation peut-elle venir du Parlement ?
Il n’est pas dit que tout serait tombé dans un bocal de formol. La création d’un contre-gouvernement au groupe socialiste conforte notre image de parti de gouvernement, préparant l’alternance. J’ai d’ailleurs invité à la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse plusieurs membres du contre-gouvernement, de toutes sensibilités et trajectoires. C’est une manière d’ouvrir les portes des vieilles chapelles socialistes. On ne peut donc pas dire que tout soit immobile.
La pratique du pouvoir de Nicolas Sarkozy ne rend-elle pas difficile la tâche de l’opposition ?
La dérive institutionnelle dans laquelle le pays est engagé est organisée sans mandat du peuple, seul souverain en la matière. Quand les arbitrages budgétaires ne se font plus à Matignon, quand les conseillers de l’Elysée chaperonnent les ministres sans pouvoirs et quand le gouvernement est transformé en attaché parlementaire du président, ce sont les principes de la responsabilité, fondamentaux en démocratie, qui sont touchés. Ceux qui décident doivent rendre des comptes. Or, c’est de moins en moins le cas. Nous devons réagir et exiger du Président de très importants rééquilibrages qui ne soient pas de façade. On ne pourra pas se contenterde la présidence de la commission des finances.
propos recueillis par David Revault d’Allones
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